Juillet 2007 ...Une Aventure Audiovisuelle, Artistique et Humaine... Juillet 2010

…Petite promenade dans les rues de Mirpourkhas.
OBJECTIF : Faire nos premières images du Pakistan.
Nous commençons par la rue du marché. Chaque marchand est là, devant son étalage ou sa charrette. Il y a des fruits , des légumes, des épices et
de la viande. Rien d’extraordinaire, sauf, bien évidemment : la pagaille, les mouches et la rudimentarité, et aussi le boucher, qui, sur un gros rondin de bois, coupe à la hachette ces
poulets…

Ben prend quelques images et comme d’habitude un attroupement se forme autour de
nous. L’un d’eux me chuchotte à l’oreille: «pas de grippe aviaire!» et je lui réponds en souriant «Alhamdoulila!!!» (merci dieux). Chaque marchand nous fait signe de venir, soit pour le
filmer, soit pour boir un tchaï, mais nous sommes obligés de refuser car sinon… nous passerions notre journée à boire du thé !

Nous allons sûrement nous répéter, mais les Pakistanais sont d’une gentillesse et d’une honnêteté remarquable. Sans faire
attention, j’ai laissé tomber un billet par terre (pas grand-chose) et une personne m’a courru après pour me le redonner. Aussi, sans aucun problème, nous laissons le sac de la caméra à un
endroit, personne n’y touche, ou du moins, nous trouvons toujours quelqu’un qui se dévoue pour nous le « surveillé ».
Nous ganbadons en faisant des images, par ci, par là. Nous nous perdons, nous nous retrouvons, nous serrons la main à des « centaines »
de personnes, nous parlons, nous rigolons. Ahaaaaaa!!! Comme c’est agreable de voyager dans des petites localités!

Le soleil va pas tarder à se coucher, il est l’heure pour nous de rentrer. Mais à un croisement d’une petite route et de l’artère principale: une
procession!? Nous nous faufilons devant les gens, pour voir ce qu’il se passe. A notre grande surprise, ce sont les chiites qui fêtent «Ashoura» (vous vous souvenez, en Iran, la célébration que
nous avons suivi commémorant la mort du martyr Imam Hussein)…

Mais là!!!...
Trois grands groupes se suivent. Les premiers font le «Sandjir». Ils se frappent le dos à l’aide d’une chaine, comme en iran, mais là, il y a des
couteaux au bout. Résultat, ils se coupent le dos !!!
Le deuxième groupe effectue le «Siné». La main tape le cœur en rythme (environ toutes les deux secondes).

Et le troisième est encore plus impressionnant. Ils se font une coupure sur le haut du crâne à l’aide d’un couteau et font le
«Siné» mais cette fois, en se tapant le crâne, directement sur la coupure ! Le sang coule sur leurs visages et sur leurs torces comme de la sueur. Certains les aspèrgent, de temps en
temps, avec de l’eau, pour les aider à ne pas s’évanouir... Des ambulances suivent la masse en cas de probléme… et il y en a un paquet !! Nous avions été prévenu, notamment à Gahi, que
l’Ashoura au Pakistan c’était autre chose… et bien…
Il est fou de voir à quel point le peuple aime l'auto-mutilation , la souffrance , le sang , tout cela au nom d'un dieu d'une croyance d'une rédemption qui vraisemblablement est illusoire ...car l'incertitude régne glorieusement...seule la naissance et la mort forme la vie...ça nous le constatons tout les jours...
Il faut fleurir la vie de beaucoup de découvertes comme vous le faites...bonne continuation...
Que la lumière continue de vous éclairer...
Merci pour tout !!!
Je vous aime...
Les croyances!!!!!!!
Courage à vous 2 .b
Bisous de la France